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Partenariat GRAF/ATB Identifier et mettre en œuvre les mécanismes et outils les mieux indiqués pour faire passer les messages, poser les bases d’une réflexion pro active et opérationnaliser un système de veille qui attire l’attention sur les questions cruciales de l’heure ou à venir, telle est l’orientation que le GRAF s’est fixée dans le cadre de ses activités de communication/sensibilisation en direction des différents acteurs du foncier rural.
C’est dans ce sens qu’il faut situer le partenariat qui lie le GRAF à l’Atelier Théâtre Burkinabé (ATB), compagnie théâtrale nationale bien au fait de la démarche « théâtre forum ».
Fruit de ce partenariat, “Terre en otage”
Entre priorité de développement de l’économie communale et enjeux liés au foncier local, les risques de crispations et de dérapages dans le contexte de la communalisation intégrale, cette pièce pose la problématique de la gestion de l’espace foncier communal face au besoin de mobilisation des ressources financières pour les budgets des communes rurales.
Entre cette nécessité bien comprise pour les communes de diversifier leurs sources de revenus budgétaires et la légitime revendication des populations sur les maîtrises foncières locales, les questions et craintes sont nombreuses.
Comment concilier les intérêts des uns et des autres ? Comment prévenir les risques de gestion de l’espace foncier rural selon le modèle urbain ? Comment viabiliser l’économie de ces communes naissantes sans compromettre la paix sociale et l’adhésion des populations au processus même de décentralisation en cours ?
Le 25 octobre 2006, les membres du GRAF ont été conviés par l’ATB à la première représentation test de cette pièce, en vue d’y apporter leur part d’observations et d’amendements avant le lancement des représentations grand public.
En résumé, la trame de « Terre en otage » est l’histoire d’une nouvelle commune rurale en émergence, au sein de laquelle les alliances, compromis et oppositions se jouent sur fond de projet de lotissement et de violence plus ou moins contenue.
Face à face le Maire avec certains des conseillers municipaux, Mme Assana la riche opératrice économique et une partie de la population résidente incarnée par Tinga « l’autochtone ».
Mme Assana a besoin d’un grand terrain à usage commercial et industriel pour faire prospérer ses activités ; Mr le Maire et son équipe ont besoin de l’argent que le lotissement pourrait générer pour le compte du budget communal, et sans doute accessoirement à leur profit individuel ; Les « autochtones » n’en veulent point, et d’ailleurs ils ne sont ni informés, ni consultés par rapport à la question.
Les positions sont tranchées, les discussions dérapent…C’est la violence et la répression.
Les membres du GRAF ont apprécié
Après avoir suivi cette première de bout en bout, les membres du GRAF ont très positivement apprécié la pièce « Terre en otage », tant dans sa conception que dans sa mise en scène. Ils ont par ailleurs fait quelques suggestions de fond et de forme, qui du reste ont été prises en compte par les responsables de l’ATB.
C’est à la satisfaction du GRAF et avec son appui que l’ATB a programmé une série de représentations grand public au cours d’une longue et intensive tournée qui, du 15 au 28 décembre 2006 aura conduit la troupe à travers 22 villages répartis dans 07 communes rurales de l’Ouest Burkina (Douna, Niangoloko, Banfora, Padéma, Kouka, Békuy et Niassan).
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